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4ème congrès de la COSYBU : bilan d'activités, nouveaux organes élus et recommandations

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Délégués au 4ème congrès ordinaire de la COSYBU

Le Président de la COSYBU a présenté et expliqué les articles composant le règlement du congrès, qui a été adopté à l’unanimité.

Rapport narratif

Présenté par la Secrétaire Exécutive sortante, camarade Valentine Cimpaye, le rapport narratif est revenu sur un bref historique de la COSYBU avant d’indiquer que cette organisation syndicale, la plus représentative du pays, compte actuellement 35 syndicats autonomes et sept fédérations regroupant 44 syndicats, ainsi que 4 autres syndicats du secteur informel non encore enregistrés, pour un total de 345 381 membres. La période couverte va d’octobre 2019 à février 2026.

Parmi les défis relevés figurent la réhabilitation des travailleurs licenciés abusivement, la pandémie de COVID-19, la formalisation de l’économie informelle, la détérioration du pouvoir d’achat, les mutations numériques et climatiques, ainsi que la nécessité d’actualiser le cadre normatif du travail.

La COSYBU a renforcé l’encadrement des travailleurs autour des quatre piliers du Travail décent (création d’emplois décents, garantie des droits au travail, extension de la protection sociale, promotion du dialogue social) et de thèmes transversaux tels que l’égalité entre hommes et femmes, la santé et sécurité au travail, les changements climatiques, la digitalisation du monde du travail et la résilience face aux crises. Elle dispose désormais de guides sur la transition juste et sur l’encadrement des secteurs structuré et non structuré.

Parmi les résultats globaux : une augmentation significative du nombre de membres, une meilleure organisation du secteur informel, une contribution à la réforme du cadre juridique, une consolidation du dialogue social et un renforcement de la visibilité institutionnelle. Les principales contraintes restent des ressources financières limitées, une faible application effective des textes adoptés, une couverture sociale insuffisante et des pressions économiques persistantes.

Pour la période 2026-2030, la COSYBU entend accélérer la ratification des conventions fondamentales, instituer l’assurance chômage, renforcer la formalisation de l’économie informelle, moderniser le mouvement syndical et développer les partenariats techniques.

Rapport financier

Présenté par Authentique Nishimwe, trésorier général de la COSYBU, le rapport financier a couvert la période d’octobre 2019 au 31 décembre 2025, portant sur les cotisations des syndicats et fédérations membres ainsi que sur les régularisations d’arriérés. Les principales dépenses concernent le fonctionnement courant, les frais de connexion internet et de communication, le carburant, les salaires et charges sociales du personnel, la location de salle et divers frais liés aux activités de la Confédération.

Le trésorier a évoqué un résultat déficitaire en 2023, dû au retard de versement des cotisations, mais un solde positif, bien que très insignifiant, à l’issue de la période. Les congressistes ont recommandé de revoir à la hausse les cotisations des syndicats pour faire face à l’inflation.

Révision des statuts

Présentée par Evariste Niragira, membre du bureau de la COSYBU, la révision des statuts a été motivée par la réorganisation administrative des provinces et communes, la révision du code du travail burundais de 2020 et du code de sécurité sociale. Le congrès a notamment décidé de mettre en place un comité de contrôle en remplacement de la commission de contrôle, d’instituer des points focaux au niveau zonal, de revoir à la hausse le nombre de délégués et de créer un poste de chargé de la digitalisation, portant le nombre de commissions spécialisées de 11 à 13.

Élection des nouveaux organes

À l’issue du vote, les candidats suivants ont été élus à la tête de la COSYBU :

  • Président : Nsavyimana Célestin (118/120 voix)
  • Vice-Président : Niragira Evariste (85/120 voix)
  • Secrétaire Exécutive : Nduwimana Odette (77/120 voix)
  • Secrétaire Exécutif Adjoint : Ndayisaba Zacharie (97/120 voix)
  • Trésorier Général : Nishimwe Authentique (97/120 voix)
  • Conseiller Général : Nsengiyumva Rémy (106/120 voix)
  • Chargé de l’environnement et changement climatique : Niyitunga Philippe (83/120 voix)

Pour le Comité chargé du Contrôle : Nibigira Odile (45 voix), Bigirimana Jean Marie (40 voix) et Ndayishimiye Frédéric (20 voix).

Le comité élu a ensuite désigné les présidents des treize commissions spécialisées, parmi lesquelles la Commission chargée de l’Economie Informelle (Ntungumburanye Jean), la Commission chargée des Normes Internationales du Travail et des Droits de l’Homme (Bukuru Marie), la Commission chargée de la Formation et Éducation Ouvrière (Ndayizeye Léandre), la Commission chargée de la Santé et Sécurité au Travail et de la lutte contre le Sida (Nzimpora Désiré), la Commission chargée du Dialogue Social (Niyonkuru Goreth), la Commission chargée des Jeunes (Nsengiyumva Macaire), la Commission chargée des Femmes et Genre (Nahishakiye Virginie), la Commission chargée de la Technologie de l’Information, de la Communication et porte-parole (Nininahazwe Félicité), la Commission chargée de l’Emploi et de la Protection Sociale (Citegetse Flavie), la Commission chargée des Questions Juridiques et du Contentieux (Dadaye Diomède), la Commission chargée des Études et Recherches (Ndayisaba Maxime), la Commission chargée de la Digitalisation (Bahenda Damien) et la Commission chargée de l’Encadrement des structures déconcentrées (Manuma Antoine).

Recommandations

À l’issue du 4ème congrès, plusieurs recommandations ont été adoptées, notamment : contribuer à la réduction des inégalités sociales et à la stabilisation de la consommation globale ; sensibiliser les partenaires à l’investissement dans le capital humain ; mettre en œuvre des textes adaptés à l’économie informelle ; travailler en synergie avec les partenaires sociaux sur le financement de la santé ; contribuer à la mise en œuvre du pacte national ; promouvoir la transition juste et la digitalisation des secteurs public et privé ; instituer l’assurance chômage ; et revoir à la hausse les cotisations des syndicats ainsi que le nombre de délégués et de commissions spécialisées, notamment celle chargée de la digitalisation.

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